Rosiers
Les rosiers font partie des végétaux les plus appréciés pour décorer un jardin. Les rosiers sont des arbustes sarmenteux et épineux qui sont très utilisés pour embellir les jardins de leurs couleurs et les embaumer de leur parfum. Symbole par excellence d’une certaine vision romantique de l’amour, le rosier séduit par la délicatesse de ses fleurs élégantes et la douceur de ses pétales, mais ses tiges épineuses nous rappellent qu’il faut prendre garde à ses piquants ! Cultivés depuis des millénaires, les rosiers ont fait l’objet de nombreux croisements et hybridations, et se déclinent aujourd’hui en de nombreuses variétés aux formes et aux couleurs diverses.
Vous cherchez à décorer votre jardin avec un rosier ? Découvrez les nombreuses variétés que nous cultivons au sein de nos pépinières et choisissez celle qui correspondra le plus à vos attentes. Chez Pépinières Rouxel, nous vous aidons à trouver le rosier idéal pour votre jardin en vous présentant les différents types existants et en vous indiquant comment les planter et les entretenir.
Les différents types de rosiers
Il existe de nombreux types de rosiers différents. Savoir les distinguer est essentiel pour ensuite choisir celui qui sera le plus adapté à ce que vous voulez faire pour aménager votre espace extérieur.
Les rosiers grimpants
Les rosiers grimpants sont reconnaissables à leurs longues tiges sarmenteuses. Ils ont besoin d’un support pour se développer. Ils sont généralement attachés à un treillage leur permettant de grimper le long d’un mur pour le décorer. Les rosiers grimpants peuvent atteindre une taille très importante (entre 3 et 6 m de haut en moyenne). Ils se déclinent en de nombreuses variétés différentes.
Les rosiers buissonnants
Également appelés rosiers buissons, ils forment un buisson de 40 à 120 cm de haut. Les rosiers buissons sont le type de rosier regroupant le plus de variétés différentes. Il en existe à petites fleurs (dans ce cas, vous misez sur l’abondance de floraison) ou des grosses fleurs (belles roses à couper très souvent parfumées).
Les rosiers tiges
Les rosiers sur tige ont comme leur nom l’indique un tronc.La hauteur du tronc acheté sera la hauteur définitive à l’âge adulte. Aux pépinières Rouxel, il existe des troncs de 60 cms ou d’1.10m. Pensez à les associer avec des plantes tapissantes pour les tiges de 60cms ou encore des vivaces ou arbustes bas pour les tiges de 1.10m. Il en existe à petites fleurs (dans ce cas, vous misez sur l’abondance de floraison) ou des grosses fleurs (belles roses à couper très souvent parfumées).
Les rosiers couvre-sols
Principalement utilisés pour décorer un talus ou une bordure, les rosiers couvre-sols sont des petits rosiers qui poussent à même le sol. Leur port bien ramifié leur octroie une floraison abondante.
Les rosiers lianes
Le rosier liane est une variété de rosiers grimpants qui se caractérise par sa très grande taille (il peut atteindre 10 m de haut) et sa croissance rapide. Les rosiers lianes sont généralement utilisés pour décorer des arches ou des arbres.
Comment choisir votre variété de rosiers ?
Chez Pépinières Rouxel, nous proposons surtout des variétés de rosiers grimpants, de rosiers buissonnants, de rosiers demi-tiges et de rosiers miniatures.
Le choix d’une variété de rosiers se fait en fonction de son usage et de l’emplacement qu’on lui destine.
Les rosiers grimpants sont le choix idéal pour embellir un mur, habiller une pergola ou recouvrir un treillage. Vous pourrez également choisir un rosier grimpant pour habiller une arche ou une tonnelle.
Choisissez un rosier buissonnant si vous souhaitez agrémenter un massif, une plate-bande ou une bordure. Les rosiers buissonnants peuvent également être plantés en isolé, selon la manière dont vous souhaitez aménager votre jardin.
Les rosiers tiges sont principalement utilisés pour décorer une allée. Il en faut alors plusieurs. Ils peuvent également être plantés individuellement selon l’agrément que vous recherchez dans votre jardin.
Les rosiers miniatures sont parfaits pour garnir les petits espaces. Leur format est adapté à une plantation en pot sur un balcon ou une terrasse.
Guide complet : tout savoir sur la culture des rosiers
N'hésitez pas à consulter tous nos conseils pour entretenir et tailler vos rosiers ici !
La plantation des rosiers se fait de préférence à l’automne pour favoriser leur enracinement avant l’arrivée du froid hivernal. Il est cependant possible de planter vos rosiers au printemps si vous souhaitez les planter en pot.
Quelle que soit la période de plantation que vous envisagez, il est essentiel que vous arrosiez abondamment vos rosiers durant les premiers mois qui suivent la plantation (à moins que vous ne le fassiez à une époque pluvieuse et dans ce cas, la pluie s’en chargera). Certaines variétés (les plus résistantes) peuvent être plantées en hiver, mais de manière générale il est préférable d’éviter les périodes de gel.
Pour planter votre rosier, choisissez un endroit ensoleillé avec un sol bien drainé. Trempez la motte du rosier dans de l’eau, creusez un trou adapté, mélangez du terreau à la terre de votre jardin, puis placez le rosier en bouchant le trou avec votre mélange terre/terreau. Arrosez-le ensuite abondamment pour favoriser sa croissance.
L’entretien d’un rosier se résume le plus souvent aux gestes suivants :
- Paillage du sol pour protéger les racines du rosier du froid en hiver et de la sécheresse en été
- Désherbage régulier pour maintenir un sol aéré
- Arrosage à la racine
- Nettoyage des fleurs fanées
Chaque type de rosier possède néanmoins des spécificités au niveau de sa taille notamment. Le tableau ci-contre vous aidera à vous y retrouver dans la taille de votre rosier en fonction de sa variété :
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Type de rosier |
Spécificités au niveau de la taille |
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Rosier grimpant |
Taille des branches charpentières une fois par an pour favoriser la reprise de la floraison |
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Rosier buissonnant |
Taille deux fois par an : en mars (plus sévère) et après la floraison |
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Rosier tige |
Taille fin mars après les dernières gelées et après floraison si besoin pour des branches trop pendantes. |
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Rosier couvre-sol |
Taille fin mars |
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Rosier arbuste |
Taille une fois par an pour lui donner un aspect esthétique plus harmonieux |
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Rosier miniature |
Taille en automne, après la période de floraison |
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Rosier liane |
Aucune taille n’est nécessaire avec ce type de rosier, il suffit de le laisser pousser ! |
Choisir un rosier par sa couleur
C'est le point de départ le plus fréquent, et il mérite mieux qu'un choix sur photo. Une couleur ne se comporte pas de la même façon selon l'endroit où on la plante, et cette information ne figure jamais sur l'étiquette.
Les teintes sombres et saturées — rouges profonds, pourpres, violets — absorbent la lumière. Elles disparaissent visuellement à distance et dans les coins ombragés, et leurs pétales foncés chauffent au soleil direct, au point que certaines variétés brûlent en plein après-midi d'été. Elles donnent leur meilleur vues de près, devant un feuillage clair ou un mur pâle qui les fait ressortir. Voir nos rosiers rouges et nos rosiers violets.
Les teintes claires — blanc, jaune pâle, rose tendre — avancent visuellement et éclairent. Ce sont elles qu'il faut placer au fond d'un jardin pour agrandir la perspective, et dans les zones peu lumineuses, où elles restent lisibles quand tout le reste s'éteint. Elles sont aussi les seules qui existent encore à la tombée du jour, ce qui les rend précieuses en bordure de terrasse. Voir nos rosiers blancs et nos rosiers jaunes.
Les teintes intermédiaires et chaudes — roses francs, orangés, abricots — sont les plus faciles à associer, parce qu'elles s'accordent aussi bien avec les feuillages verts qu'avec les gris. Voir nos rosiers roses et nos rosiers orange.
Enfin, les rosiers bicolores forment une catégorie à part : ils apportent déjà deux couleurs à eux seuls, et s'emploient donc comme un point d'appel unique plutôt qu'en masse.
Une règle de composition qui vaut pour toutes : deux teintes maximum dans un même massif, plus le blanc, qui joue le rôle de liant et sépare les couleurs qui jureraient côte à côte. Au-delà, l'ensemble se brouille.
Le parfum, un critère qui se perd
Beaucoup de variétés modernes ont été sélectionnées sur la tenue de la fleur, la résistance aux maladies et la longueur de tige — trois qualités réelles, obtenues souvent au détriment du parfum.
Si l'odeur compte pour vous, ne vous fiez ni à la couleur ni à l'apparence : elle ne se devine pas. Nos rosiers parfumés regroupent les variétés retenues sur ce critère précis.
Deux points pratiques. Le parfum se libère avec la chaleur et l'humidité de l'air : il est le plus perceptible en fin de journée d'été, après une pluie ou un arrosage, et presque nul par vent sec. Et il ne porte qu'à un ou deux mètres — un rosier parfumé planté loin d'un passage ne sera jamais senti. Plantez-le le long d'une allée, au bord d'une terrasse ou sous une fenêtre, comme l'ensemble de nos plantes parfumées.
Planter un rosier
La fenêtre idéale va de novembre à mars, hors période de gel. Les sujets à racines nues, disponibles sur cette période, sont moins coûteux et s'installent très bien à condition d'être plantés rapidement après réception — trempez les racines deux heures avant la mise en terre.
Le rosier demande du soleil : cinq à six heures par jour au minimum. En dessous, il fleurit peu et devient nettement plus sensible aux maladies. Il apprécie un sol profond, frais et plutôt argileux, et supporte mal l'eau stagnante en hiver.
Le geste qui décide de tout se joue à la profondeur de plantation. Le point de greffe — ce renflement situé à la base des tiges — doit affleurer le niveau du sol, ni enterré de dix centimètres, ni perché au-dessus. Enterré, il pourrit ou s'affranchit ; trop haut, il souffre du gel et se dessèche.
Creusez large, quarante à cinquante centimètres dans toutes les dimensions, décompactez le fond sans y mettre de terreau pur, et étalez les racines sans les recourber. Arrosez copieusement à la plantation, puis régulièrement la première saison. Paillez enfin sur cinq à sept centimètres, en dégageant le pied.
Une précaution méconnue et pourtant décisive : ne replantez jamais un rosier là où un rosier vient d'être arraché. C'est la « fatigue du sol », un phénomène bien identifié qui fait dépérir le nouveau sujet sans cause apparente. Décalez l'emplacement d'au moins un mètre, ou remplacez la terre sur cinquante centimètres de profondeur.
La taille selon le type de rosier
Une seule question commande tout le calendrier : le rosier est-il remontant — c'est-à-dire refleurit-il plusieurs fois dans la saison — ou non ?
Un rosier remontant fleurit sur les pousses de l'année. Il se taille donc en fin d'hiver, de février à mars selon la région, quand les gelées sévères sont passées et que les bourgeons commencent à gonfler. On rabat assez court, en gardant trois à cinq branches charpentières et trois à cinq yeux sur chacune, en coupant en biais juste au-dessus d'un œil tourné vers l'extérieur.
Un rosier non remontant, qui ne fleurit qu'une fois au printemps, porte ses fleurs sur le bois de l'année précédente. Le tailler en hiver revient à supprimer toute la floraison : on intervient donc juste après la floraison, en début d'été, et on se limite à un nettoyage.
Le reste de l'entretien tient en deux gestes. La suppression des fleurs fanées, qui relance la floraison des remontants tout l'été — coupez au-dessus de la première feuille complète sous la fleur, pas juste sous le bouton. Et l'élimination des gourmands partant en dessous du point de greffe, qui appartiennent au porte-greffe : on les arrache à leur point d'attache plutôt que de les couper, sans quoi ils repartent de plus belle.
Les rosiers grimpants suivent une logique à part : on palisse les branches principales à l'horizontale plutôt qu'à la verticale, ce qui déclenche la floraison sur toute la longueur au lieu de la concentrer au sommet.
Les trois maladies, et comment s'en passer
Sous un climat humide, trois problèmes reviennent. Ils se règlent d'abord par le choix de la variété et la conduite, très accessoirement par les traitements.
La maladie des taches noires, ou marsonia, est la plus fréquente : des taches sombres aux contours irréguliers apparaissent sur les feuilles, qui jaunissent et tombent. Le champignon passe l'hiver sur les feuilles mortes au sol : leur ramassage systématique en automne est la mesure la plus efficace, et elle ne coûte rien.
L'oïdium forme un feutrage blanc sur les jeunes pousses et les boutons. Il est favorisé par le confinement et les écarts de température. Un massif aéré, des sujets suffisamment espacés et une taille qui dégage le centre le réduisent nettement.
La rouille marque le revers des feuilles de pustules orangées. Même logique : aération, ramassage des feuilles atteintes.
Quatre réflexes valent plus que n'importe quel produit. Choisir des variétés résistantes à l'achat, ce qui est devenu un critère de sélection majeur chez les obtenteurs. Arroser au pied, jamais sur le feuillage, et le matin plutôt que le soir. Espacer les plants d'au moins soixante-dix centimètres pour que l'air circule. Et ramasser les feuilles mortes en automne plutôt que de les laisser sur place — c'est le geste qui casse le cycle.
Associer les rosiers
Un massif de rosiers seuls a un défaut connu : il est magnifique en juin et vide le reste de l'année, avec des pieds dégarnis à la base.
La solution classique consiste à habiller ce bas de touffe avec des vivaces basses, en respectant une distance de quarante centimètres du pied pour ne pas concurrencer les racines. Les feuillages gris et les graminées fines s'accordent particulièrement bien avec les rosiers, dont les fleurs prennent plus de relief sur une texture légère.
Les rosiers sont par ailleurs d'excellentes plantes mellifères, à une condition : privilégier les fleurs simples ou semi-doubles. Chez les variétés très doubles, la multiplication des pétales s'est faite au détriment des étamines, et l'insecte n'y trouve plus rien.
Enfin, pensez aux formes. Les rosiers demi-tige apportent un étage supérieur au-dessus d'un massif de rosiers buissonnants, sans occuper de surface au sol supplémentaire — c'est la façon la plus simple de sortir un massif de rosiers de la platitude.
Questions fréquentes
Combien de temps vit un rosier ?
Quinze à vingt-cinq ans en moyenne pour un rosier de jardin bien conduit, et certains sujets anciens dépassent largement le demi-siècle. Le déclin vient rarement de l'âge lui-même : il vient d'un sol épuisé, d'une taille négligée pendant plusieurs années, ou de maladies répétées qui ont affaibli la souche. Un apport de compost en surface au printemps et une taille annuelle régulière font l'essentiel du travail.
Pourquoi mon rosier ne fleurit-il presque pas ?
Quatre causes, par ordre de fréquence. Un manque de soleil — en dessous de cinq heures par jour, la floraison s'effondre. Une taille faite au mauvais moment sur un rosier non remontant, qui a supprimé le bois porteur. Un excès d'azote, qui produit des feuilles à la place des fleurs. Ou un gourmand du porte-greffe qui a pris le dessus : s'il part sous le point de greffe et que son feuillage diffère du reste, c'est lui qu'il faut supprimer.
Peut-on cultiver un rosier en pot ?
Oui, en choisissant plutôt les variétés de petit développement et les formes compactes. Comptez un bac d'au moins quarante centimètres de profondeur, un substrat riche et drainant, un arrosage régulier toute la belle saison et un surfaçage annuel. La contrainte principale est l'hiver : les racines en pot gèlent bien avant celles en pleine terre, donc remontez le bac contre un mur abrité et entourez-le d'un voile lors des épisodes les plus froids.