Fleur bicolore
Vivaces à fleurs bicolores
Chez Pépinières Rouxel, nous proposons ces variétés qui nous offrent deux teintes pour le prix d'une. Une vivace à fleur bicolore n'est pas seulement un ornement, c'est une véritable curiosité de la nature qui attire l'œil.
Nos différentes variétés de plantes à fleurs bicolores : une symphonie de contrastes
Le monde des vivaces regorge de trésors aux pétales contrastés. Ces plantes reviennent fidèlement chaque année pour embellir votre jardin. En voici quelques exemples :
- Le phlox couvre-sol… un tapis de fleurs au printemps
- Le coreopsis : que ce soit avec un cœur contrasté ou des pétales striés, ils offrent une floraison généreuse tout l’été.
- L’agapanthe mélangeant à la fois le bleu et le blanc
- L'alstroemère, un incontournable pour un jardin fleuri jusqu’à octobre !
En dehors des vivaces, il y a plein de floraison bicolore :
- Les Hortensias bicolores : bien que considérés comme des arbustes, certaines variétés d'hortensia bicolores s'intègrent parfaitement dans des massifs de vivaces. Leur couleur fleur bicolore, mêle souvent le rose ou le bleu au blanc. Prenez l’exemple d’un hortensia macrophylla Miss Saori…on l’aime ou pas mais son pompon bicolore change un peu par rapport au pompon unicolore.
- Les arbustes bicolores : il existe de nombreuses espèces cultivées comme le Camélia ou encore le Brunfeslia qui ont deux teintes sur le même pied.
Chaque fleur décorative bicolore apporte son propre charme, que le contraste soit doux (pastel et crème) ou plus marqué (rouge et jaune).
On parle ici de floraison bicolore mais on peut aussi jouer sur les feuillages bicolores ! Par exemple, vous pouvez planter une agapanthe à floraison bicolore (Twister, Fireworks ou Queen mum) ou encore à feuillage bicolore (Tinkerbell ou Golden drop)
Comment entretenir une vivace bicolore ?
Rassurez-vous, avoir deux couleurs ne signifie pas deux fois plus de travail ! L'entretien reste très accessible et exactement pareil qu’une plante avec une seule couleur !
Conseils d'entretien essentiels
Pour que votre plante garde son éclat sur une longue période. Il est conseillé de vérifier les fiches de chaque article pour voir le type de sol, l’exposition et l’arrosage. Par exemple, si certains hortensias préfèrent la mi-ombre comme le macrophylla, le paniculata, quant à lui, pourra supporter le soleil.
Prévention des maladies et parasites
Une plante en bonne santé est une plante qui résiste mieux. Veillez à laisser de l'espace entre vos plants pour une bonne circulation de l'air, ce qui limite l'humidité stagnante sur le feuillage et prévient l'apparition de champignons.
Ce qui fait une fleur bicolore
Le terme regroupe des motifs très différents, et savoir lequel on choisit évite bien des surprises, parce qu'ils ne produisent pas le même effet à la même distance.
L'œil, ou macule. Une tache centrale d'une autre couleur, souvent sombre ou dorée, au cœur de la fleur. C'est le motif le plus fréquent et le plus discret : il donne de la profondeur à la fleur vue de près, et disparaît complètement à quelques mètres, où la plante redevient monochrome.
Le liseré. Un fin bord d'une seconde teinte sur le pourtour du pétale. Très raffiné, mais encore plus exigeant en proximité : c'est un motif de bordure d'allée ou de pied de terrasse, jamais de fond de massif.
Le revers contrasté. La face extérieure du pétale est d'une couleur, la face intérieure d'une autre. Ces fleurs changent d'aspect selon qu'elles sont ouvertes ou en bouton, et selon l'angle de vue — l'effet est particulièrement vivant quand le vent agite la plante.
Le dégradé. La couleur passe progressivement d'une teinte à l'autre du cœur vers la pointe du pétale. C'est le motif qui porte le mieux à distance et qui structure réellement un massif.
Le virement. La fleur change de couleur au fil de son ouverture ou de son vieillissement, si bien que la plante porte simultanément des fleurs de deux teintes. Techniquement, la fleur n'est pas bicolore ; c'est la plante qui l'est. L'effet est spectaculaire et évolue de semaine en semaine.
Le choix se fait donc d'abord selon l'endroit : motif fin pour ce qu'on voit de près, contraste franc ou dégradé pour ce qu'on regarde de loin.
La couleur n'est pas gravée dans la plante
Une même variété peut se présenter différemment d'un jardin à l'autre, et parfois d'une année à l'autre dans le même massif. Trois facteurs l'expliquent.
La lumière. Les pigments responsables des teintes rouges et violettes se forment sous l'effet du rayonnement. Une bicolore plantée trop à l'ombre voit sa couleur foncée pâlir et le contraste s'effacer ; à l'inverse, un plein soleil brûlant peut délaver les teintes claires. La plupart de ces plantes donnent leur meilleur en soleil du matin avec une ombre légère l'après-midi.
La température. Beaucoup de motifs sont plus marqués lorsque les nuits sont fraîches. C'est pourquoi les floraisons de printemps et de fin d'été sont souvent plus contrastées que celles de juillet, et pourquoi une même plante peut paraître terne pendant une canicule puis retrouver son contraste en septembre.
Le sol. Chez quelques espèces, l'acidité du sol modifie directement la couleur obtenue — le cas des hortensias est le plus connu, mais il n'est pas isolé. Avant de conclure qu'une plante ne correspond pas à sa description, vérifiez ces trois paramètres.
La règle du rappel : comment employer une bicolore
C'est le point qui fait la différence entre un massif construit et une accumulation. Une fleur bicolore attire l'œil par elle-même : elle n'a pas besoin de voisines qui rivalisent, elle a besoin d'un environnement qui la pose.
Reprenez l'une de ses deux couleurs autour d'elle. C'est la règle essentielle. Une fleur blanche à cœur pourpre entourée de vivaces à fleurs blanches, ou posée sur un tapis de feuillage pourpre, devient le point fort d'une composition cohérente. La même fleur au milieu de six couleurs différentes devient une fleur de plus.
Une seule bicolore dominante par massif. Deux motifs contrastés côte à côte s'annulent : chacun empêche l'autre d'être vu. Si vous en voulez plusieurs, séparez-les nettement, ou choisissez-les dans la même gamme de couleurs.
Entourez de masses simples. Des feuillages unis, des floraisons monochromes, des graminées : c'est ce calme qui donne sa valeur au contraste. Nos vivaces à feuillage vert et nos vivaces couvre-sols fournissent exactement ce fond neutre.
Choisissez le fond avant la plante. Une bicolore claire disparaît devant un mur blanc ; une bicolore sombre se perd devant une haie de conifères. Regardez ce qu'il y a derrière avant de décider où planter.
Composer une saison entière de contrastes
L'erreur classique consiste à réunir des bicolores qui fleurissent toutes en juin : le massif explose trois semaines, puis ne raconte plus rien pendant quatre mois.
Raisonnez par tiers. Au printemps, les floraisons précoces installent le premier contraste sur un jardin encore nu — c'est le moment où l'effet est le plus fort, faute de concurrence. En été, la profusion générale exige des contrastes plus francs pour rester lisibles : c'est la saison des dégradés et des grandes macules. En fin d'été et en automne, la lumière rasante et les nuits fraîches ravivent les couleurs, et les floraisons tardives prolongent le massif jusqu'aux gelées.
Une bonne base consiste à répartir les floraisons sur ces trois périodes et à tenir la continuité entre elles par le feuillage plutôt que par la fleur. Le reste de la gamme se parcourt dans nos plantes vivaces, et le même principe de contraste dans la fleur se retrouve chez nos rosiers bicolores.
Pourquoi les semis spontanés perdent la bicolorie
Beaucoup de vivaces bicolores sont des variétés horticoles sélectionnées, et non des espèces botaniques. Leur motif résulte d'une combinaison génétique précise qui ne se transmet pas fidèlement par graine.
Concrètement, les semis spontanés qui apparaissent au pied donnent le plus souvent des fleurs unies, de la couleur dominante de l'espèce d'origine, et ces descendants sont fréquemment plus vigoureux que la variété elle-même. Laissés en place, ils finissent par prendre toute la place et l'on croit que la plante « a changé de couleur » — en réalité, elle a été remplacée par sa propre descendance.
La conduite est simple : multipliez par division, jamais par semis, et supprimez les jeunes plants spontanés au pied si vous tenez à conserver le motif. Couper les fleurs fanées avant la formation des graines règle le problème à la source, tout en prolongeant souvent la floraison.
Les bicolores et les pollinisateurs
Le motif d'une fleur n'est pas décoratif pour la plante : il est fonctionnel. Les macules centrales et les lignes contrastées sont des guides à nectar, des signaux qui orientent les insectes vers le cœur de la fleur. Beaucoup sont d'ailleurs bien plus visibles pour eux que pour nous, l'œil des pollinisateurs percevant l'ultraviolet.
Une conséquence pratique : ces fleurs sont souvent d'excellentes mellifères, à condition de choisir des variétés simples ou semi-doubles. Les fleurs très doubles, dont les étamines ont été transformées en pétales par la sélection, n'offrent plus rien aux insectes malgré leur abondance apparente. Si cet aspect compte pour vous, complétez le massif avec nos plantes mellifères.
Autres questions fréquentes
Ma vivace bicolore fleurit d'une seule couleur cette année
Vérifiez d'abord qu'il s'agit bien du même pied : un semis spontané installé au même endroit donne des fleurs unies et prend la place de la variété d'origine. Si c'est bien la même plante, regardez l'exposition — un manque de lumière atténue les teintes foncées et fait disparaître le contraste — puis la fertilisation, un excès d'azote produisant des fleurs plus grandes mais moins colorées. Le contraste revient généralement dès la floraison suivante une fois la cause corrigée.
Peut-on associer deux bicolores dans le même massif ?
Oui, à deux conditions. Qu'elles partagent une couleur commune, qui fait le lien et évite l'impression de désordre. Et qu'elles ne fleurissent pas exactement en même temps au même endroit, sous peine de se neutraliser. Un décalage de floraison, ou simplement deux mètres de séparation avec un feuillage uni entre les deux, suffit à ce que chacune ressorte.
Faut-il supprimer les fleurs fanées ?
Sur la plupart des vivaces bicolores, oui : cela prolonge la floraison, souvent de plusieurs semaines, et cela empêche les semis spontanés qui dégradent la variété. Faites l'opération régulièrement plutôt qu'en une fois, en coupant la tige florale à sa base et non seulement la fleur. Laissez toutefois quelques hampes monter en graines en fin de saison si vous souhaitez nourrir les oiseaux en hiver. Pour choisir selon votre terrain plutôt que selon la couleur, la rubrique plantes par besoin filtre par exposition et nature de sol.