Arbuste d'ornement

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Abelia grandiflora ‘Edouard Goucher’

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Fleur d'Arbutus unedo Mercurius

Arbutus unedo 'Mercurius' ® - Arbousier

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Comme les arbres, les arbustes d’ornement sont des végétaux structurants dans un jardin. Ils permettent souvent d’en délimiter les contours lorsqu’ils sont disposés en haie, mais ils sont surtout utilisés dans le cadre de l’aménagement des jardins. Ce sont en effet eux qui définissent le mieux l’aspect esthétique d’un jardin, grâce à leur grande variété de tailles, de formes et de couleurs.

Indispensables pour donner vie à un jardin, les arbustes d’ornement ont un rôle plus large que simplement faire office de végétaux décoratifs. Découvrez ainsi quels sont les avantages des arbustes d’ornement pour l’aménagement de votre jardin et choisissez parmi les variétés produites localement au sein de notre pépinière celles qui s’accorderont le mieux à vos autres végétaux.

Quelle est l’utilité d’un arbuste d’ornement ?

Les arbustes d’ornement sont surtout appréciés pour leurs qualités esthétiques indéniables, et c’est principalement pour cette raison qu’ils sont cultivés et plantés dans les jardins. Les arbustes d’ornement peuvent être de différentes formes, tailles et couleurs, et ils constituent à ce titre les végétaux les plus adaptés pour décorer un jardin.

Leur grande variété offre en effet d’innombrables possibilités pour ceux qui souhaitent les planter dans leur jardin. En fonction de vos envies, vous pourrez ainsi créer, rêver et imaginer différentes configurations pour votre jardin, en associant les arbustes en fonction de la forme de leur feuillage ou la couleur de leurs fleurs. La seule limite est celle que vous imposera votre imagination !

Si vous choisissez votre arbuste d’ornement surtout pour son aspect esthétique, prenez en compte les caractéristiques spécifiques à chaque variété. Tous les arbustes d’ornement possèdent en effet des qualités qui leur sont propres. Certaines variétés fleurissent au printemps ou en été, tandis que d’autres se caractérisent par leur floraison automnale. Selon l’aspect que vous souhaiterez donner à votre jardin à un instant déterminé, vous devrez choisir vos arbustes d’ornement en conséquence.

Si les arbustes d’ornement sont surtout utilisés pour décorer un jardin, ils peuvent également avoir un rôle un peu plus fonctionnel. Vous pourrez ainsi planter des arbustes d’ornement dans votre jardin pour combler un espace vide, délimiter différentes sections au sein du jardin, créer une zone d’ombre ou bien composer des haies brise-vue et brise-vent.

Choisissez ainsi vos arbustes d’ornement en tenant compte de l’aspect final que vous souhaitez donner à votre jardin. Les petits arbustes seront parfaits pour apporter plus de densité à votre jardin et combler les zones vides, tandis que les grands arbustes seront plus adaptés pour composer des haies brise-vue et brise-vent. Une totale liberté s’offrira à vous pour décider de l’utilité à donner à vos arbustes d’ornement !

Embellissez votre jardin avec les différents arbustes d’ornement de notre pépinière

Tous les arbustes d’ornement que nous vous proposons ont été cultivés localement au sein de notre pépinière située en Bretagne. Nous accordons une grande importance à la qualité des plantes que nous produisons, et nos arbustes d’ornement n’y font pas exception. Nous les cultivons avec passion et attention, afin de vous offrir des plantes d’extérieur de qualité, produites dans le plus grand respect de la nature, conformément aux valeurs que nous défendons. Nous vous invitons ainsi à parcourir notre large catalogue d’arbustes d’ornement, afin que vous puissiez y trouver les variétés qui s’intégreront le mieux dans votre jardin.

L'étage que la plupart des jardins oublient

Regardez un jardin qui ne fonctionne pas : il y a presque toujours de la pelouse au sol, quelques arbres en hauteur, éventuellement des massifs de vivaces bas — et rien entre les deux. Tout se passe en dessous de cinquante centimètres ou au-dessus de quatre mètres, et l'œil traverse l'espace sans rien rencontrer.

L'arbuste occupe précisément cette tranche manquante, de cinquante centimètres à trois mètres. C'est la strate à hauteur d'homme, celle qui cache un vis-à-vis, qui cloisonne un jardin en plusieurs espaces, qui met une floraison à hauteur de regard et qui donne à une composition son épaisseur. Un jardin sans arbustes paraît toujours plat, quel que soit le soin apporté au reste.

Ce qu'un arbuste fait et qu'un arbre ne fait pas

Les deux registres ne sont pas interchangeables, et il est utile de savoir ce qu'on attend de chacun.

Il agit vite. Un arbuste donne son effet en trois à cinq ans, là où un arbre en demande dix à quinze. Pour habiller une construction neuve ou masquer un regard, c'est lui qui répond dans un délai acceptable.

Il reste réversible. Jusqu'à cinq ou six ans, un arbuste se déplace en hiver sans drame. Un jardin se construit rarement du premier coup, et cette marge de correction a une vraie valeur.

Il se rajeunit. Un arbre mal taillé garde ses cicatrices toute sa vie ; un arbuste rabattu repart de la souche et retrouve une silhouette neuve en deux ou trois saisons. L'erreur y est bien moins coûteuse.

Il met la floraison à portée. Une floraison à huit mètres se regarde ; à un mètre cinquante, elle se sent, elle attire les insectes qu'on observe, elle se coupe pour la maison. Ce n'est pas la même expérience.

Il n'entre en conflit avec rien. Pas de contrainte de réseaux aériens, un encombrement racinaire modeste, et des distances de plantation faciles à respecter — cinquante centimètres de la limite suffisent en dessous de deux mètres de hauteur adulte. Les arbres d'ornement imposent, eux, des arbitrages définitifs.

Construire une succession d'intérêts sur douze mois

L'erreur la plus répandue consiste à choisir tous ses arbustes sur photo, en jardinerie, au mois de mai — c'est-à-dire à réunir des plantes qui fleurissent toutes en même temps. Le jardin explose six semaines puis ne raconte plus rien.

Un massif d'arbustes se compose comme un calendrier, en répartissant cinq registres d'intérêt :

La floraison, qu'on étale délibérément de février à octobre plutôt que de la concentrer au printemps. Quelques floraisons hivernales, souvent très parfumées faute d'insectes à séduire, valent plus qu'une dixième floraison de mai.

Les fruits et baies, qui prennent le relais de septembre à janvier, nourrissent les oiseaux et tiennent le décor quand plus rien ne fleurit.

Le feuillage d'automne, dont les couleurs durent trois à quatre semaines et transforment un massif ordinaire.

L'écorce et la ramure en hiver, registre très sous-estimé : rameaux colorés, écorces exfoliantes, silhouettes graphiques. Nos plantes au bois décoratif couvrent précisément ce moment de l'année où tout le reste est à l'arrêt.

Le feuillage persistant, qui assure la continuité et empêche le massif de disparaître complètement en janvier. Comptez environ un tiers de persistants pour deux tiers de caducs : c'est l'équilibre qui tient toute l'année sans alourdir.

Tailler : tout dépend du bois qui porte les fleurs

C'est la seule chose à comprendre, et elle règle la quasi-totalité des questions de taille. Un arbuste fleurit soit sur le bois poussé dans l'année, soit sur celui de l'année précédente — et la période de taille en découle directement.

Ceux qui fleurissent sur le bois de l'année — floraisons d'été, en général — se taillent en fin d'hiver, avant le départ de végétation. On peut être franc : plus on raccourcit, plus les nouvelles pousses seront vigoureuses et les fleurs abondantes.

Ceux qui fleurissent sur le bois de l'année précédente — floraisons de printemps, en général — se taillent juste après la floraison, jamais en hiver. Une taille hivernale sur ceux-là supprime purement et simplement les boutons formés l'été précédent : l'arbuste sera beau, vert et sans une seule fleur. C'est la déception la plus fréquente, et elle est entièrement évitable.

Le repère mnémotechnique tient en une phrase : ce qui fleurit avant l'été se taille après la floraison ; ce qui fleurit après l'été se taille en fin d'hiver.

Troisième cas, souvent ignoré : beaucoup d'arbustes à port naturel élégant n'ont besoin d'aucune taille. On se contente d'ôter le bois mort. Les tailler en boule chaque printemps détruit leur silhouette et souvent leur floraison, sans aucun bénéfice.

Rajeunir un arbuste vieillissant

Un arbuste de dix ou quinze ans se dégarnit par la base, s'encombre de bois mort au centre et fleurit de moins en moins. Il n'est pas perdu.

La méthode douce, applicable partout, consiste à supprimer chaque hiver un tiers des branches les plus âgées, au ras de la souche. En trois ans, la totalité du bois a été renouvelée sans que l'arbuste ait jamais perdu son volume ni sa floraison. C'est la technique à privilégier.

La méthode radicale — le recépage, qui consiste à tout rabattre à vingt ou trente centimètres du sol — donne des résultats spectaculaires sur les espèces qui repercent depuis la souche : la plupart des arbustes caducs, les noisetiers, les cornouillers, les saules, les troènes. L'arbuste repart vigoureusement et retrouve une silhouette neuve en deux saisons. En revanche, la plupart des conifères ne repercent jamais sur du bois sans aiguilles : recéper un conifère, c'est le tuer. Vérifiez toujours le comportement de l'espèce avant de couper bas.

La haie mélangée plutôt que le rideau monospécifique

Une haie d'une seule espèce, taillée au carré, a deux inconvénients rarement anticipés : elle est fragile — une maladie ou un ravageur qui touche l'espèce anéantit la haie entière — et elle demande deux tailles par an, indéfiniment.

Une haie mélangée réunit cinq à huit espèces alternées, dont un tiers de persistants pour la continuité hivernale. Elle fleurit successivement de février à octobre, fructifie à l'automne, abrite les oiseaux, résiste aux problèmes sanitaires parce qu'aucun ne peut la traverser, et se contente d'une taille annuelle — voire d'une taille de rajeunissement tous les trois ans si on la laisse libre.

Comptez un plant tous les quatre-vingts centimètres à un mètre pour une haie dense, davantage pour une haie libre. Nos arbustes pour haie rassemblent les espèces qui se prêtent le mieux à cet usage, et les plantes mellifères permettent d'en faire en plus une ressource pour les pollinisateurs.

Planter et espacer

La fenêtre va d'octobre à mars hors gel, l'automne restant préférable. Les sujets à racines nues, disponibles en cette saison, sont les plus économiques et reprennent très bien s'ils sont plantés rapidement.

Creusez large et peu profond — deux fois le volume de la motte —, décompactez le fond, et évitez d'enrichir massivement le trou : les racines doivent avoir intérêt à sortir de la fosse de plantation. Respectez le niveau du collet, formez une cuvette d'arrosage, paillez sur huit à dix centimètres en dégageant la base des tiges.

L'erreur la plus commune est l'espacement trop serré. On plante en regardant un sujet de quatre-vingts centimètres, et on oublie qu'il en fera deux mètres cinquante d'envergure. Trois ans plus tard, le massif est impénétrable, les arbustes se déforment mutuellement et les maladies fongiques s'installent faute de circulation d'air. Espacez selon l'envergure adulte indiquée sur la fiche, et acceptez que le massif paraisse vide les deux premières années : comblez provisoirement avec des vivaces, qui se retirent facilement.

Pour les petits espaces et les premiers plans, nos arbustes d'ornement de petite taille permettent de garder l'échelle sans renoncer au volume.

Questions fréquentes

Mon arbuste ne fleurit plus, pourquoi ?

Dans neuf cas sur dix, c'est une question de période de taille : l'arbuste fleurit sur le bois de l'année précédente et a été taillé en hiver, ce qui a supprimé tous les boutons. Ne le taillez pas du tout l'année qui vient et observez : s'il refleurit, la cause est identifiée. Les autres explications possibles sont un manque de lumière — un arbuste progressivement ombragé par un arbre voisin cesse de fleurir avant de dépérir — ou un excès d'azote, souvent dû aux engrais de pelouse épandus à proximité, qui produit un beau feuillage et aucune fleur.

Peut-on déplacer un arbuste déjà installé ?

Oui, jusqu'à cinq ou six ans sans grande difficulté, et parfois bien au-delà pour les espèces à enracinement compact. Opérez en novembre ou décembre, sur un sujet au repos. Préparez d'abord le nouveau trou, puis prélevez la motte la plus large possible — au minimum la projection des branches —, transportez sans la casser, replantez au même niveau et rabattez la ramure d'un tiers pour rééquilibrer ce que les racines perdues ne peuvent plus alimenter. Arrosez copieusement pendant toute la saison suivante.

Combien d'arbustes pour un massif ?

Raisonnez par groupes plutôt que par unités. Trois sujets de la même espèce plantés en triangle produisent beaucoup plus d'effet que trois espèces différentes alignées, et la répétition d'un même groupe à deux ou trois endroits du jardin crée une cohérence que l'accumulation ne donne jamais. Sur un massif de dix mètres carrés, trois à cinq arbustes bien espacés suffisent, le reste de la surface revenant aux vivaces et aux couvre-sols. Pour partir d'une contrainte de terrain, la rubrique plantes par besoin filtre par exposition et nature de sol, et l'ensemble se parcourt dans arbres et arbustes d'ornement.